[FIC 2026] Générations IA, la BD qui explique l’IA primée au Prix du livre cyber

Au Forum InCyber 2026, le jury du Prix du livre cyber a distingué la bande dessinée de Luc Truntzler et Thomas Rajeau dans la catégorie Jeunesse. Un ouvrage qui transforme les spaghettis du soir et les parties d’échecs en terrain de débat sur l’IA… Et que la presse spécialisée salue unanimement pour sa pédagogie.
Un prix qui récompense la vulgarisation au cœur du forum cyber
Ce mercredi 1er avril au Forum InCyber, le jury du Prix du livre cyber 2026 remettait son palmarès. Sous la présidence de Maître Corinne Thierache, le jury ; composé de l’expert en cybersécurité Jacques Hebrard et du journaliste Denis Fortier ; a sélectionné six ouvrages. Parmi eux, Générations IA, paru chez Dunod, décroche le Prix Jeunesse. Cette distinction, initiée par le Général Marc Watin-Augouard vise chaque année à valoriser les livres qui éclairent les enjeux du monde numérique. Face aux albums concurrents, la BD de Luc Truntzler et Thomas Rajeau s’est imposée par sa capacité rare à rendre l’IA lisible pour tous. Et d’abord pour les plus jeunes.
Un récit familial pour décrypter une révolution technologique
L’histoire s’ouvre sur un été chez Arix, grand-père récemment veuf et ancien ingénieur en IA. Sa petite-fille Natacha, adepte des IA génératives, et son petit-fils Paul, converti à la permaculture, le rejoignent. Leur mère, peintre, vient de perdre un appel d’offres face à une IA. Le décor est planté. Autour d’un plat de spaghettis, d’une partie d’échecs ou d’une balade à vélo au croisement d’une voiture autonome, les trois générations débattent. Les Cahiers Science & Vie le résument bien : « Un plat de spaghettis ou une partie de pêche deviennent le support de didactiques éclairages sur l’évolution de la technologie depuis la création du terme « IA » à ChatGPT. »
Le dialogue familial ne fait pas l’économie des sujets qui fâchent. L’impact environnemental des IA, leurs biais, la question de la créativité, l’éthique et la régulation. Ça m’intéresse souligne que « le dialogue familial est l’occasion de retracer l’histoire de l’IA, d’expliquer son fonctionnement et de s’interroger sur ses perspectives et les risques de dérives. »
Deux auteurs complémentaires pour un objectif commun
Luc Truntzler n’est pas un auteur de BD ordinaire. Ingénieur dans les IA conversationnelles, il a cofondé Inbenta avant de diriger Spoon.ai. Il anime aujourd’hui au sein du Hub France IA le groupe de réflexion sur les usages des IA génératives et participe aux travaux de l’AFNOR sur les IA frugales. Il enseigne dans plusieurs écoles (TBS, Eductive, l’EADA à Barcelone) toujours avec le même fil rouge : donner aux étudiants et aux entreprises les outils pour exercer leur esprit critique. Thomas Rajeau, auteur de BD et membre du collectif nantais TTT Corp, apporte le dessin et la narration d’anticipation.
Sa pratique de la science-fiction lui permet d’interroger la place de l’humain face aux nouvelles technologies. Geek Junior résume leur ambition commune : « Les auteurs t’offrent un outil précieux pour que tu puisses aiguiser ton esprit critique, et apprendre beaucoup de choses sur l’IA. » . Sciences & cerveau ajoute que l’ouvrage « offre ainsi un cadre pour entreprendre un débat serein, avec un regard critique sur l’IA, tout en rendant accessibles des concepts complexes à un large public. »
Un ouvrage qui s’adresse à tous, pas seulement aux jeunes
Si le Prix Jeunesse consacre Générations IA, la presse spécialisée comme généraliste s’accorde à voir dans ce livre un outil bien plus large. La Revue Cortex estime que la BD « remplit pleinement sa mission. Offrir un regard critique et accessible sur une technologie qui façonne déjà notre avenir collectif. » Afondlascience.fr salue « une bonne entrée en matières qui ne fait pas l’impasse sur le nécessaire esprit critique à exercer plutôt que de foncer tête baissée dans le « progrès ». » RCF Belgique, radio généraliste, en a même fait un sujet d’antenne. Seuls Les Clionautes tempèrent l’enthousiasme. En effet, ils notent que les auteurs « tentent, avec des fortunes diverses, de transmettre et de vulgariser auprès d’un large public les modes de fonctionnement des IA. » Le débat reste ouvert… ce qui, au fond, est exactement ce que cherchent Truntzler et Rajeau.


