Semaine de l’IA pour tous : Anne Le Hénanff veut une France où l’intelligence artificielle appartient à chacun

Plus de 1 000 événements, 50 000 citoyens attendus, 800 partenaires de l’ESS mobilisés. La Semaine de l’IA pour tous, lancée le 23 mai 2026, traduit une ambition portée par Anne Le Hénanff, ministre du Numérique et marraine de l’événement : faire de la France le pays où l’IA est la mieux comprise, la mieux maîtrisée et la mieux partagée.
Un événement ancré dans les territoires
Des cafés IA à Bellême pour débattre sans tabou. Des ateliers créatifs à Angoulême. Mais aussi des escape games pédagogiques à Strasbourg sur les biais algorithmiques. Des formations sectorielles à Montpellier pour les artisans. Ou encore des conférences immersives à Lyon autour des enjeux éthiques. La Semaine de l’IA pour tous déploie ses formats partout en France. Au total, plus de 1 000 événements sont organisés sur l’ensemble du territoire, portés par 2 500 professionnels et 800 partenaires.
Une mobilisation collective saluée
La ministre a tenu à remercier les acteurs engagés dans cette dynamique. Elle a notamment mis en avant la MedNum, la Make.org Foundation et la mission Café IA, « qui ont imaginé et organisé cette semaine ». Collectivités locales, entreprises, associations : tous contribuent à rendre l’événement concret pour les citoyens. «Merci de faire de cette semaine une réalité. Merci de prouver que l’IA peut être un projet partagé, une aventure collective», a déclaré Anne Le Hénanff lors de l’inauguration.
Une chance, mais aussi un défi
L’IA est d’abord présentée comme une opportunité. Elle permet, selon la ministre, «d’innover, de simplifier, de répondre aux enjeux de notre temps : la santé, l’éducation, les transitions écologiques». Mais elle comporte aussi des risques. Sans accompagnement ni pédagogie, elle peut «devenir un facteur d’exclusion et d’angoisse». La France a donc un choix à faire. Soit laisser l’IA se développer sans contrôle, soit en faire un outil au service de tous.
La troisième voie française et européenne
La France a choisi une troisième voie, défendue par le président de la République et portée au niveau européen par Anne Le Hénanff elle-même. Depuis huit ans, la stratégie nationale pour l’IA structure cette ambition, rappelle en effet la ministre. En 2025, le sommet IA de Paris avait réuni 40 000 participants, confirmant le statut de la France sur la scène mondiale. L’objectif reste clair : «faire de la France une puissance mondiale de l’IA, souveraine, durable, qui ne profite pas à quelques-uns, mais bien à tous».
L’humain au cœur de l’implémentation
Anne Le Hénanff s’appuie sur ses déplacements dans les territoires pour dresser un constat positif. Partout où elle a rencontré des acteurs ayant adopté l’IA, elle a observé le même résultat. «L’IA est extrêmement bien vécue quand les utilisateurs ont été impliqués dans son implémentation dès l’origine», dit-elle. Les bénéfices sont tangibles : plus de temps libre pour des tâches valorisantes, amélioration des conditions de travail, gains de productivité et de créativité.
Une ambition pérenne pour tous les Français
La Semaine de l’IA pour tous ne constitue pas une action isolée. Elle s’inscrit dans une dynamique durable, autour des cafés IA dans les territoires et d’une meilleure intégration de l’IA dans les formations et les collectivités locales. La ministre invite citoyens, salariés, élus et associations à se saisir de cet élan. «Notre objectif est clair : faire de la France le pays où l’IA est la mieux comprise, la mieux maîtrisée et la mieux partagée.» Et d’ajouter : «Ensemble, prouvons que la technologie peut rapprocher, émanciper et unir.»




