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    Aménagement numérique Réseaux

    Michel Pélieu : « Nous allons réussir l’exploit du 100% fibre dans les Hautes-Pyrénées »

    Au 107ème Congrès des Maires à Paris, Michel Pélieu, Président du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées, a signé la confirmation de l’achèvement du déploiement de la fibre optique sur son territoire. Un projet ambitieux lancé en 2017 qui a déjà permis de couvrir 98% des 470 communes du département en seulement 7 ans. Retour sur cette réussite exemplaire.

     

    Paroles d’élus : Comment est née cette aventure du déploiement de la fibre dans les Hautes-Pyrénées ?

    Michel Pélieu : L’histoire a débuté en mai 2017, quand Orange est venu me voir pour répondre à un appel à projet du département. Au début, ils me disaient être en capacité de répondre à un appel à projet pour 88 communes. C’était un très bon début, mais je pensais qu’il fallait aller plus loin. On a enchaîné une relation très constructive, très amicale aussi. De 88 communes, on est passé à 105, puis à 300 ou 350. Il fallait arriver au total, c’est-à-dire aux 470 communes. Ça a été fait par petites étapes. Tout ça nous a conduit à signer ici, au Salon des Maires il y a 7 ans en 2018, avec Stéphane Richard, ce contrat qui a engagé Orange à financer sur ses fonds propres 100% du déploiement de la fibre.

    Paroles d’élus : Quelles sont les spécificités du territoire des Hautes-Pyrénées qui rendaient ce déploiement particulièrement complexe ?

    Michel Pélieu : Les Hautes-Pyrénées, c’est un territoire un peu particulier. Il y a la partie montagne avec tous les cols du Tour de France, une partie en coteaux et une partie plaine. Sur ce territoire de plusieurs dizaines de milliers d’hectares, nous avons 470 communes, autrement dit des petites communes. Certaines comptent moins de 50 habitants, d’autres moins de 100. Déployer la fibre sur un territoire comme celui-là, aller dans le plus petit village, que ce soit en montagne, sur les coteaux ou en plaine, c’est un engagement fort d’Orange. Je tiens à le souligner fortement.

    Paroles d’élus : Quel bilan tirez-vous aujourd’hui de ce déploiement ?

    Michel Pélieu : Aujourd’hui, 98% des habitants des Hautes-Pyrénées, des usagers des Hautes-Pyrénées, en bénéficient déjà. Et une fois encore, on le doit à Orange. Si nous ne l’avions pas fait avec Orange, mais sur nos fonds propres, on n’aurait jamais pu faire un tel exploit. Aujourd’hui, on est un département qui est bien classé par rapport à tous les autres départements d’Occitanie. Sept ans, ça peut paraître long, mais quand on regarde d’autres réseaux de déploiement électrique ou du cuivre où il a fallu plusieurs dizaines d’années, c’est finalement pas tant que ça.

    Paroles d’élus : Avez-vous rencontré du scepticisme face à ce projet ambitieux ?

    Michel Pélieu : Peu de monde y croyait en effet au début. J’avais même été convoqué à Paris par des ingénieurs, des gens qui m’ont pris un peu de haut. Déjà, nous on arrive avec certains handicaps, l’accent du sud… On n’est pas tellement pris au sérieux par certains Parisiens. Ils croyaient me mettre en difficulté. Ils ne m’ont jamais mis en difficulté. On a démontré que le contrat a été rempli de A à Z. Aujourd’hui, la signature, c’était la confirmation de fin d’achèvement de ces travaux.

    Paroles d’élus : Quelles sont les perspectives après cette réussite ?

    Michel Pélieu : Maintenant, on va débuter une nouvelle histoire. J’entends poursuivre cette relation avec Orange pour aller plus loin dans l’utilisation de la fibre et dans l’optimisation de ce réseau. La fibre est déployée, maintenant il faut en tirer le meilleur parti pour nos habitants et nos territoires.

    Paroles d’élus : Les Hautes-Pyrénées et le Tour de France, c’est une histoire qui continue aussi en 2026 ?

    Michel Pélieu : J’ai une relation très amicale avec Christian Prudhomme. Tous les ans, on a un temps d’échange qui dure cinq minutes. En 2026, le Tour de France ira à Gavarnie. Avant d’y arriver, il aura fait le col d’Aspin, le col du Tourmalet. La veille, on a décidé ensemble de faire une étape de Piémont pour aller dans les villages de plaine, des villages qui n’auraient jamais été villages d’étape, comme Castelnau-Magnoac, Maubourguet, Trie… Il faut rappeler qu’il n’y a que 20 étapes et que Christian Prudhomme est confronté à plus de 300, 350 demandes par an. C’est une relation totalement amicale.