Cloud national : de nouveaux dispositifs complètent la stratégie nationale (1ère partie)

560 Milliards d’euros. Ce n’est pas la fortune personnelle d’Elon Musk mais le chiffre d’affaires estimé au niveau européen que devrait générer le secteur du « cloud computing » d’ici 2030. Face à ce marché potentiel mais aussi au rôle essentiel que représente le cloud national pour l’autonomie stratégique de la France, le gouvernement vient d’annoncer de nouveaux dispositifs. Explications.

Les politiques s’affichent au côté d’OVH

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’inauguration de SBG5 ; nom donné par OVH Cloud à son nouveau centre de données basé à Strasbourg ; ne s’est pas faite en petit comité. Pour cette occasion en effet, Thierry Breton, commissaire européen en charge de la numérisation notamment et Bruno Le Maire, ministre français de l’économie ont fait le déplacement ce lundi 12 septembre. Ce dernier a d’ailleurs profité de l’occasion pour annoncer une série de mesures qui viennent compléter la stratégie de la France pour un Cloud national.

Les GAFAM ont-ils définitivement une longueur d’avance ?

Sans être un serpent de mer, l’idée d’un cloud « national » ou « souverain » est régulièrement annoncée par les gouvernements successifs ; comme un impératif pour garantir l’autonomie de notre pays. Seul bémol vis-à-vis de cette volonté clairement affichée : l’appétit des GAFAM. En effet, malgré un marché de l’hébergement de données en pleine ascension, 3 géants se partagent la plus grosse part du gâteau ; il s’agit bien évidemment d’Amazon avec AWS (53 %), de Microsoft avec Azure (9 %) et Google Cloud (8 %).

« La bataille du cloud n’est pas perdue »

À cœur vaillant rien d’impossible. Le 17 mai 2021, Cédric O avait déclaré pourtant que « la bataille du cloud n’est pas perdue ». Accompagné des Ministres de l’époque Bruno Le Maire et Amélie de Montchalin ; et déjà depuis les locaux d’OVH ; l’ancien Secrétaire d’État au numérique avait détaillé ce qui devait faire office de stratégie de développement de la Filière française du Cloud. Cette dernière s’appuyait sur « 3 piliers ».

3 piliers

Il était en effet question de développer le visa SecNumCloud   afin de  garantir un niveau de protection élevé pour les données particulièrement sensibles. Le 2ème pilier était la doctrine « cloud au Centre », présentée comme « levier prioritaire de la transformation numérique des administrations ». Enfin, il était question d’une stratégie d’accélération cloud, dans le cadre de France 2030; et dont l’objectif était de soutenir et développer les projets technologiques français.

Un premier bilan présenté comme positif

Or, justement, ce lundi 12 septembre, Bruno Lemaire a présenté un premier bilan de cette stratégie. Selon le ministre : « Le renforcement du visa SecNumCloud est d’ores et déjà un succès parmi les fournisseurs avec sept offres qualifiées, portées par Cloud Temple, OVHCloud, Oodrive, Outscale et Worldline. En conséquence, les administrations ont doublé leur volume de marchés passés avec des offres SecNumCloud ». Et d’ajouter que par ailleurs que dans le cadre de la stratégie d’accélération cloud prévue dans France 2030; « une vingtaine de projets innovants et à forte valeur ajoutée sont déjà financés pour 380 millions d’euros ».

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Valentin
Goethals
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Valentin Goethals, est le journaliste pivot de Paroles d'Elus. Correspondant des élus, associations et partenaires, il remonte les expériences et les innovations venues des territoires. Valentin est également conseiller municipal à Saint-Lô en Normandie.

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