Adieu Président

Depuis l’annonce du décès de Vanik Berbérian, les messages de sympathie se multiplient. Preuve, s’il en était encore besoin, de la reconnaissance, du profond respect et de l’amitié que beaucoup d’entre nous lui portons.

Alors, oui, ce matin, c’est une grande tristesse qui nous envahit. L’équipe de Paroles d’Elus a eu la chance,  de le rencontrer au gré bien sûr des différents congrès de l’Association de Maires Ruraux de France qu’il a su présider avec tant de ferveur, mais aussi des nombreux dossiers qu’il a portés au niveau national.

Il aimait son village et il aimait ses administrés. Il aimait notre pays et ses paysages au point d’y consacrer sa vie. Vanik, de par son exemple, a sans aucun doute inspiré bon nombre de vocations.

Dès que l’occasion se présentait, c’était un vrai plaisir de pouvoir passer quelques minutes d’interview avec lui. Homme accessible, il était d’une gentillesse rare.  Et comme tout grand homme politique, il avait des certitudes, des convictions et des combats.

Défendre les ruralités était l’un d’eux. C’était pour lui, en effet, la condition indispensable pour garantir l’unité entre nous. Aussi, rien ne fut moins étonnant que de la voir chercher et suggérer la voie du dialogue et de l’écoute lors de la forte contestation sociale d’octobre 2018.

Vanik Berbérian était aussi un farouche défenseur de la cause arménienne. En effet, il était très soucieux de l’avenir du peuple arménien. Un de ses amis, maire de Haute-Loire résume ainsi la démarche de ce petit-fils de philosophe ayant fui le génocide : « son engagement en faveur de la ruralité ne concerne pas que la France (…) Son attachement à l’Arménie est fort et il y va plusieurs fois par an ».

Aujourd’hui, nous pensons bien évidemment tout d’abord à sa famille et à ses proches. Nous pensons à ses amis maires, à ceux qui ont travaillé à ses côtés au sein de l’AMRF. Nous pensons aussi aux habitants de Gargilesse-Dampierre, dont il était le maire depuis 1989.

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