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    À son congrès, l’AMRF propose de « réveiller les endormis »

    C’est dans la jolie commune d’Eymet, au cœur de la Dordogne que l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF) a donné rendez-vous à ses membres pour son congrès annuel. Durant trois jours, cet événement va permettre de (re)mettre la ruralité et ses problématiques en lumière. Il s’agit en effet du «premier rendez-vous majeur de la ruralité et de ses acteurs au seuil d’une nouvelle législature ». Et visiblement, les élus en ont gros sur le cœur. Explications.

    Pour l’AMRF, l’importance de pouvoir se retrouver

    Le congrès de l’AMRF, comme le savent ceux qui ont déjà eu l’occasion d’y participer, un moment unique en son genre. La joie de se retrouver en effet, ne se cache pas sur les visages des élus. Après Eppe-Sauvage et Villevallier et Joigny l’an dernier, c’est un autre village de caractère, comme il en existe plusieurs milliers en France, qui a été choisi pour accueillir ce qui constitue le premier rassemblement de la ruralité à l’échelle nationale de nouveau quinquennat.

    « 5 ans passés et beaucoup de déceptions »

    Le programme s’annonce d’ores-et-déjà très riche. Et si chaque congrès est important, celui-ci le sera peut-être plus que les autres. En effet, qui connaît le bureau de l’AMRF et ses élus, sait que ce n’est pas dans leur habitude de tergiverser pour dire ce qu’ils ont à dire. Aussi, les propos introductifs de cette nouvelle édition ne passent par quatre chemins ; « 5 ans passés et beaucoup de déceptions, d’absences de réponses à la hauteur des défis, de fragilisation du monde rural et de la commune ».

    Malgré des points positifs, on continue à affaiblir la commune

    S’ils reconnaissent « quelques satisfactions avec un Ministère, un service Ruralité à l’ANCT, des référents et un agenda rural à remplir et mettre en œuvre », les élus tirent un premier bilan amer ; « malgré la précision de nos propositions, l’enthousiasme des militants de la ruralité, les changements ne sont pas là (…) on continue à affaiblir la commune et au passage à désespérer ses élus qui ont la République et l’intérêt général dans la peau. »

    « L’AMRF propose de dépoussiérer tout cela »

    Michel Fournier, le président de l’AMRF, interroge qui veut bien l’entendre en ce début de mandat ; « Que faire dès lors de ces 5 années pour changer la donne ? ». Et de poursuivre ; « L’AMRF propose de dépoussiérer tout cela, de réveiller les endormis, de secouer la bouteille ! »

    « des cartes électorales de plus en plus préoccupantes »

    Les préoccupations, il est vrai, sont nombreuses. À commencer par la présence même de notre République dans ces ruralités alors que les « cartes électorales de plus en plus préoccupantes ». L’Association rappelle que de nombreuses alertes ont été adressées par l’AMRF « à la presse, au champ politique, de l’Assemblée au Sénat en passant par les ministres, le Premier d’entre eux ou le Président, les messages ne passent pas ou mal et la vie de nos concitoyens ne s’améliorent pas forcément ».

    Mettre en avant les propositions des élus de l’AMRF

    Comme l’explique Alain Castang, Président de l’AMR24 : « l’équipe a souhaité un congrès “hors-piste” avec des surprises. Bien sûr nous aborderons les sujets qui fâchent (…) Nous avons des choses à dire, nous les dirons et vous les direz ! Fort de l’actualité présente, les tables rondes feront la part belle à vos réflexions mais aussi à vos propositions je le sais toujours pertinentes : qui mieux que vous connaît la ruralité ? »

    Un podcast à réécouter

    Ainsi, il fut par exemple question lors de cette première journée de transition écologique. Un atelier spécifique fut animé par Fanny Lacroix. Chez Paroles d’Élus, nous connaissons bien cette jeune élue dynamique. Maire de Châtel-en-Trièves, elle fut la première femme à participer à votre podcast « femmes de Terrain » en avril dernier.

     

    « le Grand Atelier des maires ruraux pour la transition écologique »

    Au congrès, ce temps fort fut donc l’occasion de présenter « le Grand Atelier des maires ruraux pour la transition écologique » autour d’une dizaine de partenaires et des acteurs locaux et nationaux, à l’instar de Simone Saillant, Directrice du Programme Ruralités et montagnes à l’Agence Nationale de Cohésion des territoires (ANCT) ou de Patrick Martinez, Directeur régional de la Banque des Territoires de Nouvelle-Aquitaine.