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    Comment Ecolab fait du numérique un accélérateur de la transition écologique

    Et si le numérique était un accélérateur de la transition écologique ? Faire que cette intention devienne tangible, c’est justement le rôle d’Ecolab. Ce laboratoire d’innovation pour la transition écologique, rattaché au Ministère de l’Environnement, était présent à Marseille au début de ce mois d’avril. Rencontre avec Thomas Cottinet, Directeur, pour explorer les missions, les initiatives et les outils qui façonnent l’avenir éco-responsable des territoires.

     

    Paroles d’élus : Quelles sont les principales missions d’Ecolab ?

    Thomas Cottinet : Ecolab a deux grandes missions principales. La première : il a en charge la donnée et l’intelligence artificielle pour la transition écologique et les territoires. L’autre : il est responsable d’une mission plutôt économique, identifier et aider les start-ups et les PME qui ont un rôle à jouer dans la transition écologique.

    Paroles d’élus : Votre présence aux Interconnectés était donc évidente…

    Thomas Cottinet : En effet, pour nous, les interconnectés, c’est un événement phare. Nous en profitons pour réunir la communauté des acteurs publics et privés de l’IA pour la transition écologique. Nous intervenons sur plusieurs sujets qui renvoient au rôle d’Ecolab en partenariat avec les collectivités territoriales. Je pense par exemple aux indicateurs territoriaux de la transition écologique. Comment faire émerger, grâce à la donnée, des indicateurs pour piloter l’action des territoires sur leur propre transformation écologique? Ou un autre exemple : l’accès à la donnée environnementale, à la donnée de la transition écologique. Comment organiser cet accès de la donnée autour des territoires et qui préfigure le lancement à venir Ecologie.data.gou.fr, qui va être un outil extrêmement important, notamment à destination des collectivités territoriales.

    Paroles d’élus : Lors de votre intervention, vous avez cité un nouvel outil mis à disposition des collectivités. De quoi s’agit-il ?

    Thomas Cottinet : Ecologie.data.gou.fr va être officiellement lancé dans quelques semaines, c’est imminent. Il permettra un accès organisé à toutes ces données de la transition écologique, des données dont souvent on ne sait pas qu’elles existent, ou alors on ne sait pas qu’elles sont ouvertes. Si on le sait, on a du mal à les trouver, et si on les trouve, on a du mal à les exploiter.

    L’idée, c’est de résoudre avec un catalogue de données de qualité, de métadonnées, de fiches d’identité de qualité, et une organisation par cas d’usages pour faciliter et fluidifier l’accès à toutes ces données de la transition écologique. Nous avons d’ailleurs mis en place un dispositif qui s’appelle démonstrateur d’intelligence artificielle frugale pour les territoires (DIAT), qui est opérationnel. Il y a déjà quatre premiers consortiums qui ont été mis en place l’an dernier. Là, il y en a une vingtaine qui sont en train d’examiner.

    Paroles d’élus : Y a-t-il une dimension de cofinancement ?

    Thomas Cottinet : Oui, et c’est d’ailleurs une des premières fois que l’on met en place du financement qui n’est pas uniquement destiné aux start-up, grands groupes, à la recherche, mais aux collectivités. Les collectivités territoriales ont parfaitement saisi la perche qui est tendue. C’est  bien la preuve que l’intelligence artificielle est une réalité dans la gestion des territoires. Il faut prendre garde avec l’intelligence artificielle à se rappeler déjà de quoi il s’agit et ne pas sauter les étapes.

    Paroles d’élus : Pouvez-vous justement nous détailler ces dernières ?

    Thomas Cottinet : Il y a des prérequis très importants. Ils concernent l’ensemble de la donnée que doivent utiliser ces intelligences artificielles. Il faut rester vigilant et toujours observer la balance. D’un côté il y ales gains que cela peut apporter mais de l’autre côté, on trouve les coûts. C’est la raison pour laquelle nous investissons très fortement. Cela se fait en lien avec la recherche et l’industrie l’intelligence artificielle frugale. Le but est de s’assurer que quand cette intelligence artificielle est utile, on maîtrise son coût et … son empreinte écologique.

     

    Pour en savoir plus sur Ecolab, c’est par ici.