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Sommaire de l’article
    Les entretiens

    À Toulouse, la Féminisation des métiers numériques au cœur d’une matinée à ne surtout pas rater !

    En ce mois de mars consacré sur Paroles d’élus aux femmes dans le numérique, nous ne pouvions pas ne pas nous rendre à Toulouse. En effet, ce vendredi, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, rendez-vous vous est donné dans les locaux du journal La Dépêche, pour une matinée consacrée à la féminisation des métiers numériques. Pour en savoir plus sur cet événement, nous avons pu poser quelques questions à Patricia Goriaux, Présidente de AHessentiel.

    Paroles d’élus : Vous animerez ce 8 mars, un événement sur la féminisation des métiers numériques et technologiques. Quelle est la genèse de cette journée et quels en sont les objectifs ?

    Patricia Goriaux : La genèse de cet événement commence d’abord par mon histoire personnelle au sein d’Orange. Dans les différents postes que j’ai occupés, j’ai toujours prôné et favorisé l’emploi des femmes. La mixité n’a jamais été pour moi une option. C’est une condition sine qua non de réussite pour les entreprises. Or, on constate aujourd’hui que cette mixité est plus difficile à atteindre dans certains métiers. C’est le cas particulièrement dans les métiers techniques et dans ceux du numérique.

    Aujourd’hui, j’exprime cet engagement par une nouvelle aventure passionnante au sein de l’entreprise que j’ai créée et qui s’appelle AHessentiel. Elle est spécialisée dans la conduite du changement.

    C’est en échangeant avec Philippe Joachim, fondateur du Think Tank Bouge Toulouse, que l’idée de cette matinée s’est imposée à nous. Il connaissait mon engagement sur le sujet et m’a proposé d’animer l’événement à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

    Nous avons conçu le programme avant tout comme un espace de dialogue et d’inspiration pour catalyser en quelques sortes, le changement. Les discussions mobiliseront et proposeront des actions concrètes pour promouvoir une représentation féminine à la fois renforcée et respectée dans ces secteurs de la technologie est du numérique. 

    Paroles d’élus : L’idée était-elle aussi de fédérer pouvoirs publics, élus locaux et entreprises lors d’un même événement ?

    Patricia Goriaux : C’est en effet un autre objectif qui nous semblait important car la présence des femmes dans ces métiers de la Tech et du numérique est un enjeu sociétal. Nous sommes donc tous concernés. Et en ce sens, les différents programmes et initiatives mis en place par l’État, par les Collectivités locales, par les entreprises et par les associations sont très complémentaires. Nous avons donc invité l’ensemble de ces acteurs autour des tables rondes. C’est seulement en travaillant ensemble que nous allons pouvoir collectivement faire la différence. Et l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit ni plus ni moins de construire une société plus responsable et plus inclusive.

    Paroles d’élus : Pouvez-vous justement nous en dire plus sur le programme de cette matinée à Toulouse ? 

    Patricia Goriaux : Le propos choisi à Toulouse ne sera pas d’essayer de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là. Il s’agira plutôt de nous interroger sur la meilleure façon d’accélérer le mouvement. Nous avons donc choisi d’organiser deux tables rondes permettant d’encourager la discussion et les échanges d’idées afin de formuler là encore des solutions concrètes. La diversité des intervenants nous donnera un large éventail de toutes les perspectives qui existent sur la féminisation des secteurs.

    Dominique Faure, Ministre déléguée chargée des collectivités territoriales et de la Ruralité nous fait la joie d’être présente et inaugurera cette matinée. Nous aurons aussi l’occasion de découvrir plusieurs initiatives à l’instar du programme Femmes entrepreneuses porté par Orange depuis quelques années maintenant et qui donne déjà des fruits. Autre exemple, nous aurons également la Mêlée Numérique, présente à Toulouse depuis plus de 20 ans. Nous mettrons en avant un des programmes pilotes de cette association, Numérique pour elle. Autre exemple, l’association Elle bouge sera également présente. Voici quelques premiers noms et il y en aura beaucoup d’autres ce vendredi 8 mars à découvrir.

    Autre point très important à souligner, nous aurons également la chance d’avoir des témoignages de femmes qui travaillent et qui réussissent dans ces domaines de la tech. Elles vont nous partager leur parcours et les défis qu’elles ont dû surmonter. Elles aborderont aussi une question trop souvent reléguée au second plan, celle de l’épanouissement professionnel dans les métiers de la Tech. C’est aussi important de montrer qu’on peut s’y épanouir

    Nous aborderons également le sujet de la reconversion des femmes sur les métiers notamment du numérique car les femmes sont de plus en plus nombreuses à prendre cette voie. Lorsque l’on aborde ces métiers finalement, on ne fait pas de la tech pour de la tech. On touche très vite au sujet des usages, extrêmement valorisant et essentiel pour avoir des services et des produits qui représentent également des femmes. Encore trop souvent, les projets numériques sont conçus par des d’hommes pour des hommes.

    Paroles d’élus : Quel est la particularité du programme Femmes entrepreneuses ?

    Patricia Goriaux : Femmes Entrepreneuses part d’un constat. Pour de multiples raisons, souvent liées à des responsabilités familiales, les femmes n’osent pas l’aventure entrepreneuriale. Pour les encourager à créer leur start-up, Orange leur propose un accompagnement personnalisé, disponible dans toutes les régions françaises métropolitaines et ultramarines.

    C’est un programme sur-mesure. Il est basé sur la rencontre entre les attentes et besoins des fondatrices. Il mobilise toutes les ressources locales et la force d’un grand groupe à leur écoute. Vendredi, deux femmes qui ont bénéficié de cet accompagnement il y a deux ans, viendront témoigner. Elles ont depuis lancé leur business sur une plateforme digitale.

    Paroles d’élus : Cet événement à Toulouse sera-t-il pérenne ?

    Patricia Goriaux : C’est encore trop tôt pour le dire. Nous nous positionnerons sur cette question après cette matinée. En revanche, ce qui est sûre, c’est que nous allons faire vivre l’événement dans le temps via les réseaux sociaux. Nous allons collecter vendredi les témoignages, les initiatives et les propositions pour les partager et les faire connaître.

    Autre point, l’idée n’est pas de créer un nouveau programme ou une nouvelle association. Notre territoire en compte déjà beaucoup. La raison d’être de cette matinée est davantage de visualiser l’ensemble des acteurs déjà présents. Et qui sait, peut-être de provoquer aussi des occasions de travailler ensemble.