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    ANEM : L’acte 3 Montagne au cœur des priorités 2026

    L’Association Nationale des Élus de la Montagne a dressé un bilan positif de l’année 2025 lors de sa cérémonie des vœux à la Questure de l’Assemblée Nationale. Jean-Pierre Vigier a présenté les combats gagnés et annoncé la concrétisation de l’acte 3 Montagne, fruit d’un travail transpartisan visant à garantir « l’avenir des territoires de montagne face aux défis du XXIe siècle ».

    2025 : une année de combats et de victoires pour la montagne

    Les plus modestes parleront d’avancées significatives… L’année 2025 a été marquée par de belles victoires pour les territoires de montagne. « L’ANEM a été présente sur de nombreux fronts en 2025 et a été entendue », s’est félicité Jean-Pierre Vigier, président de l’association. Les principales victoires concernent d’abord les ZFRR (Zone France Ruralités Revitalisation ), un combat important sur lequel l’association a eu gain de cause.

    La sauvegarde du Conseil national de la montagne constitue également un succès majeur. Supprimé par amendement en commission, il a été rétabli grâce au travail collectif de l’ANEM. « Un amendement qui a inversé cette annulation a été remis en séance publique par le même député », a rappellé, un brin moqueur, le président… Le Conseil s’est réuni pour la première fois le 12 décembre 2025.

    Parmi les autres avancées figurent la préparation d’une feuille de route sur l’adaptation des territoires aux risques climatiques. Le transfert facultatif de l’eau et de l’assainissement aux intercommunalités a aussi abouti. « C’est un combat qu’on a mené pendant 15 ans », a souligné Jean-Pierre Vigier.

    La défense de la carte scolaire et de l’école en montagne reste une priorité absolue. « L’école, c’est la vie sur nos communes de montagne. On va continuer à se battre pour maintenir nos écoles », a martelé le président. Enfin, le renouvellement des concessions hydroélectriques et la défense de l’agriculture de montagne et de son pastoralisme ont mobilisé l’association tout au long de l’année.

    Un réseau de partenaires renforcé et diversifié

    L’ANEM tire sa force de ses nombreux partenariats. « L’ANEM n’aurait pas autant de poids » sans ces collaborations stratégiques, a reconnu Jean-Pierre Vigier. L’association collabore également avec ses partenaires institutionnels. L’ANCT, où l’ANEM siège au conseil d’administration, le Cerema, l’AVICCA et l’ANMSM comptent parmi ces acteurs clés.

    « Ces partenariats ont une grande importance pour l’association », a insisté le président. Ils reflètent la confiance des acteurs publics et privés. Ils permettent aussi de mettre à disposition des élus les meilleures expertises et savoir-faire.

    L’acte 3 Montagne : concrétiser un an de travail transpartisan

    « 2026 sera l’occasion de concrétiser l’acte 3 Montagne, résultat d’une année de travail et d’engagement transpartisan pour la montagne », a annoncé Jean-Pierre Vigier. Le président a insisté sur le caractère transpartisan de cette démarche qui «transcende les clivages politiques pour servir l’intérêt des territoires».

    L’acte 3 Montagne prendra la forme de plusieurs dispositions. Elles seront législatives, réglementaires, financières et de communication. Cette approche globale vise à traduire concrètement les ambitions de l’association. « Avec une seule ambition : conserver une montagne vivante et attractive toute l’année, et préparer nos territoires aux nouveaux défis du XXIe siècle », a résumé le président.

    Agriculture et économie locale : défendre ceux qui font vivre la montagne

    « Notre ADN est aussi de défendre ceux qui font vivre l’économie locale, qu’elle soit touristique ou agricole », a affirmé Jean-Pierre Vigier. L’actualité récente rappelle la fragilité des exploitations agricoles de montagne. Le projet de loi d’urgence agricole devrait donc être suivi très attentivement par les élus de la montagne. Deux aspects retiennent particulièrement l’attention : la gestion de l’eau et la lutte contre la prédation. Ces enjeux sont vitaux pour le maintien de l’activité agricole en zone de montagne.

    L’économie touristique constitue l’autre pilier des territoires de montagne. L’association travaille à garantir son développement durable. L’objectif est de maintenir une attractivité toute l’année, au-delà de la seule période hivernale. « Nous sommes des territoires vivants. Son avenir ne peut être figé », a martelé le président. Cette vision dynamique s’oppose à toute tentation de sanctuarisation. Elle affirme le droit des territoires de montagne à se développer et à se transformer.

    Rencontres départementales et congrès : aller au contact des élus

    L’ANEM ira à la rencontre de ses adhérents en 2026. Des réunions départementales auront lieu sur l’ensemble de l’année. « Quand on vient expliquer sur les territoires, on voit une très forte mobilisation des élus locaux et notamment des maires », a constaté Jean-Pierre Vigier.

    Le calendrier 2026 de l’ANEM s’annonce donc chargé. Premier rendez-vous ? Le Salon international de l’agriculture qui accueillera une permanence de l’association du 23 au 26 février. Le temps fort de l’année sera le 42e congrès de l’ANEM. Il se tiendra les 15 et 16 octobre 2026 à Gex dans l’Ain. « Nous essaierons de faire aussi bien, voire mieux, que Les Angles », a lancé le président.

    Le congrès précédent a réuni 500 congressistes. « C’était un très beau congrès avec des résultats, des conclusions et un cap clair pour les territoires de montagne », s’est réjoui Jean-Pierre Vigier. Le rendez-vous dans le Jura devrait confirmer cette dynamique. Et le Président de conclure : « Une nouvelle fois, le sens du collectif prime », a-t-il martelé avant de lancer : « Vive l’ANEM et vive les territoires de montagne ! »